Clare dans un soir 2

Une description pour ceux et celles pas présent

Le deuxième épisode de notre spectacle favori, Clare dans un soir 2, a été un gros succès! Employant le talent varié du groupe Cy (Éric Dow, Guyaume Boulianne, Jacques Blinn, Jacques Dugas) et les acteurs, Normand Pothier, Monique Comeau et Alexandre Pirottin, le spectacle a pour but de transformer notre histoire en comédie. Ils ont réussi à faire justement cela, cette première semaine de l’été.

Les DFOs sont point content.

Crédit au Courier de la Nouvelle-Écosse. De gauche à droite : Monique Comeau, Alexandre Pirottin, Normand Pothier et Jacques Blinn.

La pièce a utilisé le même format que l’an passé, avec des scènes illustrant l’histoire de Clare entrecoupés par des numéros de musique acadiens. Cette familiarité de style a été injecté avec du nouveau matériel, parlant de l’histoire de Clare plus récente. Nos acteurs ont donné une nouvelle vie comique à des sujets comme la pêche aux homards, la CJA, la bataille des écoles homogènes et le festival de Clare.

De nouveau, la musique offrait un éclat d’énergie vibrant et amusante entre chaque scène, le talent de Cy captivant toutes les générations. Par ailleurs, les chansons qui peuplaient la pièce, viennent des archives plus ou moins récentes. Ceci voulant dire qu’ils étaient tout bien connus et aimés par les plus âgées, mais encore apprécier par les plus jeunes. Dans leur répertoire il y avait des classiques comme : Y’où-ce qu’est les poissons? par Denis Comeau, Earl vire de bord par François Thibault, La carape des Grosses-Coques par François Thibault, La Moulue par Eric Surette, Quand j’étais jeune par Monette Robichaud, Hilaire à Gloire par Johnny Comeau, À Bangor il fait beau par Louise à Dan Comeau, Acadico par Blou, Mariette par Grand Dérangement et Mon drapeau acadienne par P’tit Belliveau. Ces chansons ont fait la foule danser et chanter, évoquant des vielles souvenirs en faisant des nouvelles.

Cy et Norm jouent une sacré bonne tune.

Crédit au Courrier de la Nouvelle-Écosse. De gauche à droite : Jacques Blinn, Normand Pothier, Éric Dow, Guyaume Boulianne et Jacques Dugas.

Le tout était complété par des assiettes d’amuse-bouche, style acadien, à chaque table. Il y avait des goûters typiques comme le fromage, les craquelins et les raisins, en plus d’une touche de Clare : plusieurs types de poisson (cru, fumé, sec et picklé)! Avec cet ajout de collation, la soirée a fini par sentir un peu comme une fête de cuisine, avec de la musique, de la bonne compagnie et du poisson sec.

Une pièce pas simplement comique

Cette année la pièce était plus multidimensionnelle, avec but de non seulement faire rire, mais aussi de partager et enseigner nos histoires. La scène qui en capsule ce sentiment bien sera la bataille des écoles homogènes. Mélangeant la comédie et la sincérité, le groupe a réussit à aborder le sujet d’une façon amusante, sans être effronté. La réunion passionnante a évidemment été exagéré pour faire la comédie, mais la majorité des lignes viennent de la réunion réelle.

Éric boit à cause d'Arcade.

Crédit au Courrier de la Nouvelle-Écosse. De gauche à droite : Éric Dow et Jacques Blinn.

Je peux dire que la plupart des jeunes d’aujourd’hui ne savent pas cette histoire. Ils n’ont pas été raconter les difficultés que générations précédentes ont dû faire face, pour qu’on aille une éducation française. Cette scène m’a fait réaliser combien proche on a été à ne pas avoir l’éducation qu’on a maintenant. Ma génération prend cette réussite pour acquis, comme une imposition au lieu d’une libération.

En tant que génération qui a vécu la bataille, ils ont pu refléter sur ces difficultés, encore en riant à propos de combien fou ces réunions étaient. Le temps qui a passé nous donne l’occasion de refléter sur les obstacles dans une lumière plus légère qu’au moment même de l’action.

Ça va sans le dire que la pièce était bien saturée de comédie moins réfléchissant, comme la scène des DFOs, la CJA et le festival. Cependant, ces numéros ont aussi tant exprimé l’esprit Acadien de Clare que la précédente. Les blagues étaient centrées sur des expériences actuelles grandement exagérés et dramatisés. Ce lien direct avec les coutumes de la communauté fait en sorte que l’audience se voit dans les personnages et forme des connections personnelles avec l’histoire.

Les petites vieilles gratteuses de coques sont en trouble.

Crédit au Courrier de la Nouvelle-Écosse. De gauche à droite : Guyaume Boulianne, Monique Comeau et Éric Dow.

Ce sentiment de communauté se trouvait partout pendant le spectacle. Après une semaine de présentation, les acteurs, musiciens et travailleurs ont formé une famille chaleureuse et cette énergie a été transmise à la foule à chaque soirée. Après une expérience aussi rassemblant, enthousiaste et comique que celle-ci, tout le monde (ou presque) part content.

Une réussite ou pas?

Les nombres ne mentent pas et ces nombres montrent que ce spectacle a été un grand succès. Les sept spectacles, avec 100 espaces chacune étaient complètement vendus dans très peu de temps. Deux extras journées ont été ajoutées à l’horaire original (le lundi et mardi) et eux aussi ont été vendus au complet! Beaucoup de gens de l’an passé sont venus encore et ils ont amené des amis. D’après les commentaires de la foule après le spectacle, le travail était bien apprécié et les gens se sont amusés et rigolé.

Les gars écoutent la radio.

Crédit au Courier de la Nouvelle-Écosse. De gauche à droite : Normand Pothier, Monique Comeau et Jacques Blinn (en arrière).

Du côté critique, le spectacle était une présentation de talent incroyable, orchestré de manière organisée mais encore naturel. Pour beaucoup de gens les spectacles dans les grandes villes ne les tentent pas. Alors, de voir ce niveau d’expertise venant des jeunes de la communauté parlant intiment de notre culture, c’est une chose nouvelle et merveilleuse. Pour teindre la culture en vie on a besoin des deux côtés : des artistes qui poussent les limites et une audience accueillante.

Une dernière pensé pour finir

Avec le 250e anniversaire de Clare cette année, ce spectacle était une activité parfaite pour commencer l’été de festivité. Elle nous a fait souvenir pourquoi on aime notre ville aussi tant et comment on est resté fort et fier aussi longtemps. C’est un show qui rassemble du talent extraordinaire, des histoires vitales et hilaires et la communauté entière.